Il arrive que la vie soit un beau baume : vous vous appelez Benjamin Biolay, enfin frappé d'amour, reconnu, renommé, retourné. Vous ne savez que faire de ces regards soudain désarmés, trop limpides pour ne pas être louches, vous tentez de savourez ces moments qui ne dureront pas, car il faut bien payer, n'est-ce pas, même si votre compteur interne vous donne encore en large débit. Vous les prenez, ces victoires, les soupesez. Plus tard, vous vous méfierez plus tard. Carla Bruni Sarkozy a été la première à vous féliciter.
dimanche 7 mars 2010
BB
lundi 1 mars 2010
Vent couvert
Parfois, je me trouve chanceuse. Demain matin entre 9.30 et 10, je ne sais pas en face de qui vous serez, en face de moi, il y aura Olivier Adam. Il sort un livre, à partir de 3 ans. Pas de limite supérieure. Luc Blanvillain aussi sort un livre, mais à partir de 13 ans. "Crimes et jeans slim", un serial killer s'attaque aux poufs du lycée, en priorité les plus hypes. Hilarant, ou alors, pour de vrai, j'ai 13 ans. Un breton de St-Malo, un breton du Finistère. En plus, on pourra parler du vent.
mercredi 24 février 2010
Choir
La première fut mortelle. Un bobsleigh hors de contrôle et le corps éjecté venu frapper un pylône, affreux. Depuis, les JO de Vancouver nous ont offert de bien belles chutes, parfois même sans bobo. Après tout, tomber quand on glisse, sur des skis ou des patins, est un risque à considérer sérieusement. N'empêche, certains ont chu avec une maestria certaine. La palme du cul sur la glace au récidiviste Brian Joubert ; la médaille d'or de la chute propulsée interplanétaire à cette pauvre Marion Rolland, fatale faute de carre au bout de 3 secondes, le genou qui en profite, le lâche, pour vriller sévère. Tomber à Vancouver ou grimper sur un podium, choir ou pas, ça ne tient à rien. Une fois qu'on a chu, comme toujours, trouver la force de se relever avec dignité.
mercredi 17 février 2010
Incidences, and co
Ne comptez pas sur moi pour vous parler du nouveau Philippe Djian, rien, vous ne saurez rien, c'est pour votre bien. Plonger sans même avoir jaugé la température de l'eau de la pointe de l'orteil, ça s'est passé comme ça. Je recommande, si vous aimez les alcools forts. Un cul-sec plus tard, éclatait la jubilation d'être encore surpris par quelqu'un que l'on croit bien connaître. Il y a de ces coïncidences..
mercredi 10 février 2010
Mirage
Quasi à poil toute la sainte journée, le soleil qui cogne avant même d'être sur pied, indolence obligée, prendre le temps de tout, flâner, fureter, filouter. Les heures qui filent, hémophiles. Trinquer à une terrasse, rendre la pareille, c'est pour moi. Soudain, ressentir l'impulsion, plonger. Et se penser le king du monde. Je disais ça pour aider...
vendredi 5 février 2010
Radio réalité
Surréaliste fut le moment, surréaliste est le bruit. C'était juste avant, au moment où nous patientons dans l'antichambre du studio d'Inter, Loana venait d'arriver accompagnée de deux personnes et avait commencé à distribuer des bises à la ronde. C'était juste avant et l'avant diminuait à vue d'oeil, bien plus vite que la pastille pour la gorge qu'elle avait entrepris de sucer. Nous nous sommes regardés avec Nicolas, je crois bien qu'un doute a commencé à pointer. Nous n'avions pas invité Loana pour la mettre en difficulté, trop simple, je voulais comprendre comment la célébrité peut devenir un tel oxygène vital malgré le prix à payer quand ça va mal. Et Loana, avions-nous appris, y retournait, bientôt filmée 24/24. La porte du studio s'est ouverte, c'était à nous, déjà Loana fondait sur Laure Adler pour un échange de bises très réjouissant. La suite, un désastre, quelques propos somme toute assez sensés pollués par un comportement plus triste que tout. Le moment ne fut pas agréable, la suite s'avéra ingérable. Comme chaque matin quand les invités donnent leur accord, la séquence finit sur Franceinter.com, la créature avait soulevé son haut, on ne risquait plus de la regarder dans les yeux. Avec Nicolas, pour ne pas en rajouter, nous avons décidé de ne garder que le moment d'antenne. Chaque matin, nous y allons en espérant qu'il puisse se passer quelque chose. Même un désastre.